COURSE DE L’ESPOIR 2026 : 10 millions de francs CFA pour les vainqueurs
Le Moliko Stadium de Buea s'apprête à vibrer ce samedi au rythme de la 31ᵉ édition de la Course de l’Espoir. Ce rendez-vous, l’un des plus emblématiques du calendrier sportif camerounais, constitue l'épreuve reine d’endurance en Afrique centrale avec la mythique ascension du Mont Cameroun.

Pour cette année, ce sont exactement 594 athlètes qui prendront le départ, représentant plus d’une dizaine de pays tels que le Kenya, la France, le Tchad, l’Allemagne, le Costa Rica, le Congo, le Nigeria, le Mali, le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud, la RDC et l’Ouganda. L’objectif pour ces compétiteurs est de dompter un parcours extrême de 42 kilomètres en aller-retour, affichant près de 3 000 mètres de dénivelé.
Un plateau d’athlètes de haut niveau
La compétition se décline en plusieurs catégories, notamment l’endurance, le relais, les juniors, les vétérans et les seniors. Chez les dames, le plateau s’annonce particulièrement relevé avec la présence de grandes favorites comme Tatah Carine, quintuple vainqueur de l’épreuve, et Ngalim Gisèle, tenante du titre chez les seniors avec trois trophées à son actif. La légendaire Sarah Etongue sera également de la partie, évoluant désormais dans la catégorie des vétérans depuis une année. La menace internationale sera portée notamment par le Kenya avec Valentina, qui compte déjà trois participations, et son compatriote Samson, fraîchement revenu d’une compétition en Indonésie.
Des primes records pour l’ascension du Mont Cameroun
L’enjeu de cette ascension est à la fois prestigieux et financier. Au-delà de la reconnaissance continentale, les vainqueurs des catégories seniors hommes et femmes recevront chacun une prime de 10 millions de francs CFA. Cette récompense se veut à la hauteur de l’exploit et de l’effort colossal exigé par les pentes du Char des Dieux. Cette dotation importante souligne l’importance croissante de l’événement sur la scène athlétique internationale et motive les meilleurs coureurs de fond du monde à venir défier les sommets de Buea.
Une célébration entre sport et patrimoine culturel
Toutefois, la Course de l’Espoir dépasse largement le cadre de la simple performance chronométrée pour devenir une véritable célébration nationale. En marge de la compétition, de nombreuses activités traditionnelles mettront en lumière les richesses culturelles des peuples du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que du territoire national dans son ensemble. Entre danses patrimoniales et valorisation des savoir-faire locaux, cette journée de samedi à Buea ne sera pas uniquement consacrée à la course, mais sera l’occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire, mêlant fierté nationale et rayonnement culturel.



